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Fleuve Congo

"Le Congo, le fleuve, sur un premier regard, cela produisait toujours son petit effet, majesté oblige. Cela ne fit pas exception à Millière"

Tous les témoignages de l'époque sur le fleuve Congo sont unanimes sur le spectacle prodigieux offert par le géant d'Afrique centrale.  

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Bassin du Congo

CICOS (Commission Internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha)

       Si le Congo n'est pas le fleuve le plus long d'Afrique (4700 km contre 6853 pour le Nil), c'est le plus vaste bassin hydrographique du continent (environ 3 700 000 km2), le second du monde après l'Amazone. Il se déploie dans une cuvette bordée de reliefs, plateaux, collines... en dessinant une vaste courbe, et ne parvient a s'en échapper qu'en forçant les Monts de Cristal.  

 

       « [...] ce grand fleuve puissant, qui ressemblait à un immense serpent déroulé, la tête dans la mer, le corps au repos, infléchi sur de vastes distances, la queue perdue au fond du pays ».

Joseph CONRAD,

Au cœur des ténèbres, 1899

         

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Sa majesté Congo

      ZAÏRE : le fleuve rentre dans l'histoire européenne sous le nom de Zaïre, ainsi qu'on le nomma à Diego Cao à la fin du XVè siècle. Zaïre dérive peut-être de nzadi, désignant "le fleuve" en kikongo. Ce sera le nom du Congo de l'ère Mobutu de 1971 à 1997. 

     

      CONGO : en rentrant en contact avec le royaume Kongo, les Européens prirent l'habitude de donner le nom Congo au fleuve. L'origine du mot est toujours discutée. L'historien Ndaywel è Nziem, cela viendrait du "fer", Mani Nkongo étant le "roi-forgeron". L'hydronyme Congo supplante donc Zaïre au XIXè siècle, en adoptant ethnonyme des Bakongo. 

 

        LUALABA : il n'y avait pas d'unité hydronymique sur les 4700 km du son cours, les riverains adoptant des noms différents. L'appellation Lualaba désigne le haut-Congo, toujours en usage en amont de Kisangani.

        LIVINGSTONE : c'est le nom qu'avait voulu donner Stanley au fleuve, en l'honneur de l'explorateur britannique qu'il avait retrouvé sur les rives du lac Tanganyika. Il ne désigne plus maintenant qu'à des chutes situées en aval du Pool. 

 

       Pour trouver un débouché dans l'océan, le fleuve a été obligé de se frayer un chemin à travers les Monts de Cristal, 350 km de chutes, rapides, et biefs plus ou moins navigables, qui constitua un verrou dans son exploration.

Le Congo à Matadi

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« Le fleuve Congo se jette dans l'océan Atlantique avec une telle force qu'il change la couleur de l'eau sur des centaines de kilomètres »

 

David Van Reybrouck, Congo. Une histoire, 2012

Le roi du Loango aux côtés de ses ministres, photo du début du XXe siècle.

         « Les remous se font plus puissants et plus vastes ; puis le Brabant s'engage dans le "couloir". Les rives deviennent berges et se resserrent. Le Congo coule alors entre une suite rompue d'assez hautes collines boisées. Le faîte des collines est dénudé ou du moins semble couvert d'herbes rases, à la manière des "chaumes" vosgiens" ».

 

       « Les îles, ce matin, se disposent sur un grand miroir du Congo d'une manière si harmonieuse qu'il semble que l'on circule dans un parc d'eau.

        Parfois quelque arbre étrange domine le taillis épais de la rive et fait solo dans la confuse symphonie végétale ». 

 

André GIDE, Voyage au Congo, 1927 

         « Devant moi et touchant le ciel à l’horizon de trois côtés s’étendait une nappe d’eau immense ; d’innombrables îlots allaient en estompant leurs contours et en se perdant dans la buée d’or de midi, et la brise, couvrant des millions de petites vagues la surface du fleuve, le faisait étonnement ressembler à un bras de mer semés d’îles.
       Mes hommes m’arrachèrent violemment à mon admiration en envoyant (maladroitement du reste) un vrai feu de salve à une bande de 20 ou 30 hippopotames qui nous barrait le chemin... 
». 

 

Charles de Chavannes

Mission de Brazza au Congo, exposé sommaire de voyage

21 février 1886

         « Le phénomène du mirage nous offrit souvent sur le Livingstone des illusions risibles, se jouant de nos terreurs, dans les plus mauvais jours. Au moment où nous nous félicitions de notre tranquillité temporaire, il nous replongeait dans une alerte, ce qui, neuf fois sur dix, venait des proportions exagérées données à une bande de pélicans ou d'oies sauvages qui, dans notre situation d'esprit, nous apparaissait comme une armée de guerriers de grande taille. Un petit crocodile, se chauffant sur une pointe sableuse, fut pris pour un canot et un vieil arbre mort pour un navire ». 

         En aval du Pool, « nous n'aurons à nous plaindre que de la colère du fleuve. Ce n'est plus le cours d'eau majestueux dont la beauté mystique, le noble grandeur, le flot calme et ininterrompu sur une distance de neuf cents milles, avaient pour moi un charme irrésistible, en dépit de la férocité des tribus de ses bords. C'est un torrents furieux, roulant dans un lit profond obstrué par des récifs de lave, des projections de falaises, des bancs de roches erratiques, traversant des gorges tortueuses, franchissant des terrasses et tombant en une longue série de chutes, de cataractes et de rapides ». 

 

Henry M. STANLEY

A travers le continent mystérieux,

1879

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Illustrations :

Le Congo belge illustré ou L'État indépendant du Congo (Afrique centrale)
sous la souveraineté de S. M. Léopold II, roi des Belges

 

Alexis-Marie GOCHET

 

Liège, 1888

PORTFOLIO

Chutes de la LOUFOULAKARI (30m de haut) o arrive Millière - Wikiloc

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